Nos enfants et le coaching.
Bonjour à toutes et à tous.
Beaucoup de retard dans l’écriture de mes
articles. La fin d'année fut intense et pas mal de nouveautés dans mes
accompagnements.
J'ai eu la chance de pouvoir toucher un
nouveau public, celui des enfants.
Je dois avouer qu'à aucun moment dans la
gestion de ma vie de Coach, je n'aurais cru me tourner vers ce public-là.
En
fait les circonstances d'une rencontre ont changé cela et depuis j'ai pu suivre
et accompagner des enfants ayant environs 10 ans et qui avaient de léger
troubles du comportement.
Ces troubles, je le précise, ne sont pas
des troubles sévères. Je les qualifierai plutôt de comportements excessifs,
colère, replis, parfois violence légère, confrontation avec les autres et les parents,
(plus souvent les mamans).
Je fus donc sollicité pour accompagner
plusieurs enfants. J'ai bien sûr très vite compris que la pratique normale d'un
coaching n'était pas adaptée à ce public.
Il me fallait mettre en place un cadre
rassurant et un type de rencontre différent. Je décidais donc que ces
rencontres se passeraient dans un cadre familiale et connu. Je décidais
aussi de me présenter à eux, non pas comme un professionnel, mais comme un
adulte qui fait ce travail d'accompagnement, mais qui serait là presque par hasard.
Je ne souhaitais pas reproduire ce schéma officiel, d'un rendez-vous, de la
salle d'attente, d'un adulte "titré" et impressionnant. Je ne voulais
pas non plus que les enfants se sentent stigmatisés et jugés.
Il fallait que tout cela se passe de la façon la plus naturel
possible.
Je précise, que tout ceci fut fait en
accord avec les parents et sous leurs surveillances.
Je m'intéressais donc au monde des
enfants. Je suis moi-même papa et j'ai eu la chance de pouvoir être très
présent auprès des miens et de même avoir pu pendant une période assez longue,
les élever tout seul.
J'ai bien-sûr connu ces moments difficiles
de conflit et de gestion des caprices, des egos, des pleurs et des colères.
Tout cela je l’avais vécu en tant que parent, dans l'émotion. Il me fallait sortir de ce schéma-là.
J'allais donc à la rencontre de clients
très jeunes et ne savait pas trop à quoi m'attendre. Je décidais dans un
premier temps de laisser faire et de me laisser guider par les événements.
Je dois avouer que je fus très
agréablement surpris.
La première chose dont je me suis rendu
compte, c'est avec quelle intelligence ces enfants évoluent dans notre monde
d'adulte. Il né d'ailleurs de cette intelligence un paradoxe qui est assez
étonnant. Ces enfants dont les comportements sont à la limites de l'acceptable,
sont des enfants qui ont "deux personnalités". L'une dans la norme, avec des
attentes et des besoins d'enfants de leurs âges, une autre qui essaye de
répondre aux sollicitations d'un autre monde, avec ces codes à lui, celui des
adultes qui les entourent.
J'ai pu noter que de plus en plus ces
enfants étaient soumis à une pression énorme et à un jugement permanent très
lourd et exigeant de la part des adultes, et de notre société.
J'ai dû rappeler à certains parents, que
notre monde n'est pas le leurs, que nos exigences et notre réalité ne sont pas
les leurs. Je pense que le décalage entre ces deux "univers" qui se télescopes, est de plus en plus grand et que nous essayons, en pensant peut-être bien
faire, de pousser nos enfants, à être de mini-adultes très tôt , trop tôt ..
Rappelons-nous ce qu'est un enfant.
- Un
petit être doté d'un cerveau en construction. Pour info un bébé, à sa naissance, possède en gros 25% de sa capacité cognitive, partie du cerveau lié
à l'apprentissage, à l’expérience. Il en acquière environs 5% de plus par an et
ce jusqu'à l'âge de 16 ans.
Il n'est donc pas en capacité de
comprendre tous les concepts que nous lui proposons. Il essayera par contre d'y
répondre au mieux de ces possibilités, et en se mettant déjà lui-même une
pression énorme et vivra des frustrations très grandes dans le cas où il n'y
parviendrai pas..
Il s'en suit une incapacité pour lui de
rester dans ce monde d'enfant qui devait être le sien et à force de mélanger
les deux, l'univers des adultes et le sien, il perd ces repères et réagis dans
un mélange de colère « d’adulte » et de tristesse « d’enfant ».
Tous cela, dans une violence bien au-delà de ce qu'elle devrait être.
Comment faire, pour changer cela ?
Faire appel à moi ... je ne plaisante même
pas, mais il n'y a pas d'obligation bien-sûr. Si vous ne faites pas appel à moi,
faite appel à un professionnel. Là où le psychologue s'arrête, intervient le
coach.
Alors que fais-t ‘on ?
Je me présente déjà comme quelqu'un de
neutre et de bienveillant. Un enfant peut tout dire et c'est «secret»
(à moins bien-sûr que l'enfant ne me révèle des actes graves qui sont commis
sur sa personne).
Je commence bien-sûr par l'écouter et je
participe à la discussion, je suis actif et un vrai soutien. Quand j'ai pu
comprendre ou est le problème et où se situe le curseur de cette violence ou
cette incapacité à rester un enfant, je lui explique à nouveau quel est sa
place, et ce que l'on peut attendre de lui.
Je lui permets par des jeux, de prises de
conscience, de faire le lien entre le "savoir-être" d'un enfant de
son âge, et le "savoir-faire" qu'il est censé pouvoir mettre en œuvre.
Je rencontre souvent des enfants qui sont
en peine de répondre à ces demandes d'adultes ou à des "vues" qui ne
sont pas les siennes. Pourquoi certains enfants qui nous paraissent très
intelligents, craquent tout d'un coup ?
Peut-être parce qu'ils arrivent à la
limite de leurs capacités du moment et que mis sous pression, ils vivent l'échec
avec toute la frustration, de décevoir ses parents, que cela suppose.
Je demande souvent aux parents aussi, de
me raconter la journée de leurs enfants ... leurs semaine, leurs vies ...etc
... souvent là aussi une prise de conscience s'opère et ils se rendent souvent
compte que les journées, les semaines et la vie de leurs enfants sont beaucoup
trop chargées, épuisantes, et bien trop exigeante pour leurs âge.
Posons-nous certaines questions ... Posons
les vraiment !!!!
- Quand ont-ils
des moments à eux ?
- Quand ne sont-ils pas sous le jugement d'adultes ?
- Quand peuvent-ils vivre selon leurs envies et leurs choix ?
- Quand ne sont-ils pas dans la performance ?
- Quand peuvent-ils être créatifs selon leurs choix et au moment qu'ils auront
choisis ?
- Quelle maîtrise ont-ils de leur vie ?
- Quel choix ont-ils ?
En plaisantant qu'à moitié je rappelle
aussi certaines de nos questions de parents ... celles que les enfants eux prennent au premier degrés ..
- As-tu Bien dormis ?
- As-tu Bien mangés ?
- As-tu Bien fais tes devoirs ?
- As-tu été Bien ...... polis, respectueux ?
Etc ... Etc ... Etc ....
Pourquoi ce Bien en permanence ? Pourquoi être dans cette
exigence ? Accepterions-nous de "le vivre" avec cette intensité ? Les
préparons-nous à affronter "nos" peurs ? Les préparons-nous à vivre
selon "notre" réalité ?
Je pourrais vous en citer des tonnes comme
celles-là, mais je suis sûr que leurs vies aujourd'hui sont souvent bien plus
dures que nos propres vies d'adultes. Rappelez-vous ce que je vous disais au
début de cet article, leurs cognition n'est pas encore pleinement à leurs
disposition ... imaginer une Fiat Panda avec laquelle on voudrait rouler à
200km/h tout le temps ... c'est ce que vous faites avec leurs cerveaux ...
Nous pouvons être dans une forme d’exigence,
mais en cohérence avec leurs capacités de réponse, et en prenant garde aussi à
ne pas étalonner nos enfants avec ceux du voisin, de nos sœurs ou frères etc
... Chaque enfant est unique et même dans une même fratrie, les exigences ou
demandes devraient être "personnalisés" à chacun.
Merci de m'avoir lu.
Marc Burkel
APsyO coaching
06.72.40.95.07
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