samedi 12 avril 2014

Nos enfants et le coaching.

Bonjour à toutes et à tous.

Beaucoup de retard dans l’écriture de mes articles. La fin d'année fut intense et pas mal de nouveautés dans mes accompagnements.
J'ai eu la chance de pouvoir toucher un nouveau public, celui des enfants.
Je dois avouer qu'à aucun moment dans la gestion de ma vie de Coach, je n'aurais cru me tourner vers ce public-là.
En fait les circonstances d'une rencontre ont changé cela et depuis j'ai pu suivre et accompagner des enfants ayant environs 10 ans et qui avaient de léger troubles du comportement.
Ces troubles, je le précise, ne sont pas des troubles sévères. Je les qualifierai plutôt de comportements excessifs, colère, replis, parfois violence légère, confrontation avec les autres et les parents, (plus souvent les mamans).
Je fus donc sollicité pour accompagner plusieurs enfants. J'ai bien sûr très vite compris que la pratique normale d'un coaching n'était pas adaptée à ce public.
Il me fallait mettre en place un cadre rassurant et un type de rencontre différent. Je décidais donc que ces  rencontres  se passeraient dans un cadre familiale et connu. Je décidais aussi de me présenter à eux, non pas comme un professionnel, mais comme un adulte qui fait ce travail d'accompagnement, mais qui serait là presque par hasard. Je ne souhaitais pas reproduire ce schéma officiel, d'un rendez-vous, de la salle d'attente, d'un adulte "titré" et impressionnant. Je ne voulais pas non plus que les enfants se sentent stigmatisés et jugés.
Il fallait que tout cela se passe de la façon la plus naturel possible.
Je précise, que tout ceci fut fait en accord avec les parents et sous leurs surveillances.
Je m'intéressais donc au monde des enfants. Je suis moi-même papa et j'ai eu la chance de pouvoir être très présent auprès des miens et de même avoir pu pendant une période assez longue, les élever tout seul.
J'ai bien-sûr connu ces moments difficiles de conflit et de gestion des caprices, des egos, des pleurs et des colères. Tout cela je l’avais vécu en tant que parent, dans l'émotion. Il me fallait sortir de ce schéma-là.
J'allais donc à la rencontre de clients très jeunes et ne savait pas trop à quoi m'attendre. Je décidais dans un premier temps de laisser faire et de me laisser guider par les événements.
Je dois avouer que je fus très agréablement surpris.
La première chose dont je me suis rendu compte, c'est avec quelle intelligence ces enfants évoluent dans notre monde d'adulte. Il né d'ailleurs de cette intelligence un paradoxe qui est assez étonnant. Ces enfants dont les comportements sont à la limites de l'acceptable, sont des enfants qui ont "deux personnalités". L'une dans la norme, avec des attentes et des besoins d'enfants de leurs âges, une autre qui essaye de répondre aux sollicitations d'un autre monde, avec ces codes à lui, celui des adultes qui les entourent.
J'ai pu noter que de plus en plus ces enfants étaient soumis à une pression énorme et à un jugement permanent très lourd et exigeant de la part des adultes, et de notre société.
J'ai dû rappeler à certains parents, que notre monde n'est pas le leurs, que nos exigences et notre réalité ne sont pas les leurs. Je pense que le décalage entre ces deux "univers" qui se télescopes, est de plus en plus grand et que nous essayons, en pensant peut-être bien faire, de pousser nos enfants, à être de mini-adultes très tôt , trop tôt ..


Rappelons-nous ce qu'est un enfant.
         

     - Un petit être doté d'un cerveau en construction. Pour info un bébé, à sa naissance, possède en gros 25%  de sa capacité cognitive, partie du cerveau lié à l'apprentissage, à l’expérience. Il en acquière environs 5% de plus par an et ce jusqu'à l'âge de 16 ans.
Il n'est donc pas en capacité de comprendre tous les concepts que nous lui proposons. Il essayera par contre d'y répondre au mieux de ces possibilités, et en se mettant déjà lui-même une pression énorme et vivra des frustrations très grandes dans le cas où il n'y parviendrai pas..

Il s'en suit une incapacité pour lui de rester dans ce monde d'enfant qui devait être le sien et à force de mélanger les deux, l'univers des adultes et le sien, il perd ces repères et réagis dans un mélange de colère « d’adulte » et de tristesse « d’enfant ». Tous cela, dans une violence bien au-delà de ce qu'elle devrait être.
Comment faire, pour changer cela ?
Faire appel à moi ... je ne plaisante même pas, mais il n'y a pas d'obligation bien-sûr. Si vous ne faites pas appel à moi, faite appel à un professionnel. Là où le psychologue s'arrête, intervient le coach.

Alors que fais-t ‘on ?

Je me présente déjà comme quelqu'un de neutre et de bienveillant. Un enfant peut tout dire et c'est «secret» (à moins bien-sûr que l'enfant ne me révèle des actes graves qui sont commis sur sa personne).
Je commence bien-sûr par l'écouter et je participe à la discussion, je suis actif et un vrai soutien. Quand j'ai pu comprendre ou est le problème et où se situe le curseur de cette violence ou cette incapacité à rester un enfant, je lui explique à nouveau quel est sa place, et ce que l'on peut attendre de lui.
Je lui permets par des jeux, de prises de conscience, de faire le lien entre le "savoir-être" d'un enfant de son âge, et le "savoir-faire" qu'il est censé pouvoir mettre en œuvre.
Je rencontre souvent des enfants qui sont en peine de répondre à ces demandes d'adultes ou à des "vues" qui ne sont pas les siennes. Pourquoi certains enfants qui nous paraissent très intelligents, craquent tout d'un coup ?
Peut-être parce qu'ils arrivent à la limite de leurs capacités du moment et que mis sous pression, ils vivent l'échec avec toute la frustration, de décevoir ses parents, que cela suppose.
Je demande souvent aux parents aussi, de me raconter la journée de leurs enfants ... leurs semaine, leurs vies ...etc ... souvent là aussi une prise de conscience s'opère et ils se rendent souvent compte que les journées, les semaines et la vie de leurs enfants sont beaucoup trop chargées, épuisantes, et bien trop exigeante pour leurs âge.
Posons-nous certaines questions ... Posons les vraiment !!!!
           
              - Quand ont-ils des moments à eux ?
              - Quand ne sont-ils pas sous le jugement d'adultes ?
              - Quand peuvent-ils vivre selon leurs envies et leurs choix ?
              - Quand ne sont-ils pas dans la performance ?
              - Quand peuvent-ils être créatifs selon leurs choix et au moment qu'ils auront  

                choisis ?    
              - Quelle maîtrise ont-ils de leur vie ?
              - Quel choix ont-ils ?

En plaisantant qu'à moitié je rappelle aussi certaines de nos questions de parents ... celles que les enfants eux prennent au premier degrés ..

              - As-tu Bien dormis ?
              - As-tu Bien mangés ?
              - As-tu Bien fais tes devoirs ?
              - As-tu été Bien ...... polis, respectueux ?
                 Etc ... Etc ... Etc ....

Pourquoi ce Bien en permanence ? Pourquoi être dans cette exigence ? Accepterions-nous de "le vivre" avec cette intensité ? Les préparons-nous à affronter "nos" peurs ? Les préparons-nous à vivre selon "notre" réalité ?
Je pourrais vous en citer des tonnes comme celles-là, mais je suis sûr que leurs vies aujourd'hui sont souvent bien plus dures que nos propres vies d'adultes. Rappelez-vous ce que je vous disais au début de cet article, leurs cognition n'est pas encore pleinement à leurs disposition ... imaginer une Fiat Panda avec laquelle on voudrait rouler à 200km/h tout le temps ... c'est ce que vous faites avec leurs cerveaux ...

Nous pouvons être dans une forme d’exigence, mais en cohérence avec leurs capacités de réponse, et en prenant garde aussi à ne pas étalonner nos enfants avec ceux du voisin, de nos sœurs ou frères etc ... Chaque enfant est unique et même dans une même fratrie, les exigences ou demandes devraient être "personnalisés" à chacun.

Merci de m'avoir lu.

Marc Burkel
APsyO coaching
06.72.40.95.07









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