Comme souvent mes idées d'articles me viennent de discussions ou de ce que me disent des amis ou des clients pendant nos échanges, qu'ils soient formels ou informels.
Le sujet qui m'interesse aujourd'hui et sur lequel je voudrais vous entretenir, et peut-être, vous faire réagir est "Moi et mon mérite vu par les autres" et peut être aussi de façon sous-jacente, le "Moi et le jugement ou le regard des autres".
Un peu vaste et fouilli peut-être , mais je ne sais pas le définir autrement. Essayons de nous atteler à cette tâche.
Dans un premier temps je voudrais juste vous dire que je n'aime pas ce mot de "Mérite". Il est à mon sens dangereux et très mal utilisé.
Première question, qu'est ce que le mérite ? Pour le dictionnaire, il s'agit de :
Soit mais qui juge ? Y a t'il des experts du mérite ? Dans certains domaines très précis sans doute, mais dans la vie "normale" et dans nos vies ?
Il y aurait des gens, que l'on appel d'ailleurs "amis" , "famille" , "collègues" et je ne sais encore qui, qui pourraient nous juger et nous attribuer certains mérites et là encore, pourquoi pas, tant que c'est positif, mais quand est il, quand tout cela tourne au négatif et que cela nous impacte plus ou moins fortement.
Nous pouvons être à mon avis, dans quelque chose de pervers et de destructeur quand tous ces "jugements" sont le fait de personnes qui à aucun moment ne peuvent s'octroyer le titre de "juge de nos vies".
Quand nous y réflechissons, nous sommes depuis l'enfance sour le jugement permanent de nos parents, de nos profs, de nos amis , plus tard de nos collègues, suppérieurs, patrons, etc etc et la liste est très longue. Nous fonctionnons en permenance et nous fabriquons jour après jour, avec comme repères le jugement des autres, dans un premeier temps celui de nos parents et de notre famille pendant notre enfance, et nous savons quelles dégats cela peux produire.
Qui nous connais parfaitement , qui nous accompagnent tous les jours, qui souffre et se bat avec nous , tous les jours de chaque année, à part nous même ?
Cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas ou ne devons pas écouter ce que d'autres nous disent, mais encore faut il que ces personnes nous connaissent suffisament bien pour pouvoir s'immiscer dans nos vies, et cela avec toutes les précautions et la retenue nécessaire.
J'aimerai juste vous faire part de quelque chose qui est lié à mon métier de coach en accompagnement et en soutien psychologique. Dans mes interventions il est absolument défendu de porter des jugements sur mes clients, sur leurs vies etc, sauf, si il y a un danger physique ou psychologique pour lui. Là ou ces accompagnements sont interessants, c'est qu'il n'y a pas de jugement et que tout cela est bienveillant et positif.
Pour en revenir à notre sujet , j'aimerai dire que nous devons pas laisser la primeur ou la première place au jugement des autres , mais bien ce contenter en premier lieux du nôtre, qui n'est pas toujours objectif certe, mais qui, si il essaye de l'être est un meilleur point de départ . Dans un premier temps contentons nous du nôtre, essayons de le rendre justement objectif, ni trop sévère, ni trop bienveillant. Je pense qu'il devrait être le plus neutre possible et pour cela contentons nous des fait et rien que des faits en faisant abstraction à ce moment là, quand c'est possible, des émotions qui pourraient nous induire en erreur.
Je voudrais développer un peu le sujet "Emotion" qui souvent est très présent quand nous vivons sous le jugement des autres. Je pense que souvent les émotions, qui forcément accompagnent le jugement des autres leurs sont propres et influences fortement leurs bon jugement. Ils sont nos amis, nos familles, ils partagent de quelques manières que ce soit nos vies et pourtant eux même sont parfois en difficultés et sont pollués par leurs propres vécus et expériences qui génèrent des émotions qui a leurs tours polluerons le jugement qu'elles auront de nous, voir d'elles même.
Soyons plus conscient que nous sommes notre premier juge et que nous ne pouvons pas à notre tour, juger la vie des autres. Soyons dans une bienveillance souhaitable et positive vis à vis de nous même et de ceux qui nous entoures. Soyons des accompagnants , plutôt que des juges, des tortionnaires, voir dans certains cas qui ne sont pas si rares , des bourreaux.
Nous sommes et je vais finir la dessus, en permanente observation de nos vies , la nôtre et celles des autres, des évènements qui la composent et de tout ce qui nous arrives. Nous sommes, quand à tout cela, en reaction plutôt qu'en action et il nous est donc difficile de poser un jugement fiable sur nos vies, et posteriori sur celle des autres Il faudrait et parfois se serait tellement bien, pouvoir arrêter le temps, pouvoir s'asseoir et prendre le temps de la réflexion qui précederait un jugement sans doute beaucoup plus juste et serein .
Mais si nous ne pouvons pas arrêter le temps , essayons au moins de le prendre .
Merci de m'avoir lu.
Marc Burkel
APsyO Coaching
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