Bonjour à tous.
Nouvel article et nouveau sujet. J'espère tout d'abord que vous avez tous passés un bon weekend, en famille, avec des ami(e)s ou vos chéri(e)s.
Mais qui sont-ils au juste, et comment définissons-nous les rôles que nous leurs donnons.
Il me semble juste de penser, qu'aujourd'hui pour beaucoup, nous confondons trop souvent, nos ami(e)s, nos chéri(e)s, nos familles. Et pourtant ces trois groupes, n'ont, sur le plan de l'affectif, pas le même rôle, pas la même importance, pas les mêmes attentes et pas les mêmes besoins.
Essayons de faire le point :
Parlons de nos ami(e)s : (Je ne parle pas là du ou de la "meilleur(e)" ami(e))
Nous échangeons avec eux, ils sont un miroir de nos personnalités et nous nourrissent de signes de reconnaissances positifs ou négatifs, c'est selon , mais important.
Ils sont à la différence de la famille, des choix, des rencontres, fortuites ou provoquées, professionnelles ou privées.
Ils ne sont pas les mêmes tout au long de notre vie et pour certains disparaissent et réapparaissent parfois.
Ils sont, je l'espère, bienveillants et dans une position de neutralité, sans exigences ou attentes démesurées, c'est ainsi, qu'ils devraient se positionner.
Ils peuvent être manipulateurs ou manipulés, étant donné, qu'ils n'ont pas forcément la même vision de la réalité, du " vécu commun" ou les mêmes valeurs profondes que nous.
Ils le seront, manipulateurs, comme nous le verrons plus loin pour nos chéri(e)s et famille, quand ils commenceront à fonctionner sur les principes du "Triangle de Karpmann", en adoptant l'une de ces trois positions : Bourreau, Victime, ou Sauveur, et en vous en assignant aussi, l'une des deux autres.
(Nous pourrons en parler, pour ceux qui souhaitent des explications sur Karpmann).
Quand nous en sommes-là, à devenir manipulateur, les problèmes apparaissent et le rapport amical du départ devient difficile, voir conflictuel.
Alors quel rôle leurs donner?
Celui de personnes avec qui nous souhaitons partager, des moments de vies choisis, non pas superficiels, mais de ceux qui sont à la portée de gens de passage (plus ou moins long), qui ne connaissent de nous, qu'une petite part de notre vécu, voir de notre personnalité. Leur apport sera un apport de confort, qui de ce fait, devrait être sans jugements sévères et sans attentes trop importantes.
Nos Chéri(e)s :
Eux sont tout, sauf objectif, que ce soit dans le positif, comme dans le négatif. Ils seront toujours dans l'émotion nous concernant et donc difficilement dans l'objectivité.
Ils sont, dans un fonctionnement normal, bienveillants à notre égard. Toujours Ok , mais sans réelle capacité de jugement, étant donné l'amour qu'ils nous portent et celui, qu'ils sont en droit d'attendre de notre part.
Ils peuvent eux aussi devenir manipulateurs et manipulés, comme nous l'avons vu plus haut, quand ils commenceront à fonctionner, sur les principes du "Triangle de Karpmann".
Là aussi, quand nous en sommes-là, à devenir manipulateurs, les problèmes apparaissent et le rapport amoureux du départ devient difficile, voir conflictuel.
Alors quels rôles leurs donner ?
Celui de personnes rassurantes, aimantes, sans à priori, sans jugement et dont la seule attente est de partager des moments de vies emprunts de douceur, de bonté et d'amour. Ce sont aussi des partenaires de vie, de vrais projets, prêts à partager les bons comme les mauvais moments, à être présents à chaque instant.
Nous pouvons être dans un rapport intense et fort, mais en sachant que tout ce que nous vivons ou faisons, impactera notre couple et notre conjoint(e).
Soyons donc prudents, et protégeons-les (et notre couple), en étant dans une vision du "Nous" et les "Autres", sans isolement de votre part, mais en marquant bien, ce territoire qui est le vôtre et de ce qui peut y "entrer" et de ce qui ne peux pas.
La Famille :
Dans l'échelle des rapports, ils sont sans doute les plus complexes : parfois dans l'émotion, parfois dans le rationnel, parfois dans le positif et parfois dans le négatif, mais ils sont toujours impactants !
Là aussi, ils sont parfois dans la manipulation (Karpmann), puisque dans l'émotion et dans une sorte d’intérêts communs ou de projets de vies qui sont partagés, mais dont le but, n'a pas toujours la même finalité.
Ces rapports-là sont évolutifs et changeants en fonction de l'âge et de notre "position" dans la famille qui nous donne un certain rôle à jouer ou à tenir.
Ils sont sans doute aussi, les plus compliqués, puisque nous en sommes fortement impactés, surtout dans nos jeunes années et ils nous suivront tout au long de notre vie.
Ils peuvent nous rendre "coupables" ou "culpabilisants",
Alors quels rôles leurs donner ?
C'est là, je pense qu'il faut être capable de la meilleure analyse. Il faut être dans un jugement d'une grande justesse quand à nos émotions, et à nos ressentis.
Nous devons aussi pouvoir facilement changer de rôles, de passer de l'enfant que nous restons pour nos parents, au rôle de parent que nous sommes pour nos enfants, à celui de frère ou de sœur que nous sommes aussi, à celui de petit enfant pour nos grands parents, de cousin, cousine, etc, etc... c'est à n'en plus finir et c'est forcément très complexe à vivre.
Nous nous devons d'analyser nos émotions, nos ressentis et de voir s'ils sont en cohérence avec le moment vécu et le rôle que nous avons à ce moment-là. Savoir si nos ressentis ou émotions sont dûs à des moments du passé ou s'ils sont adaptés au présent.
Conclusions :
Quelque soit, notre environnement affectif et les sentiments ou émotions qu'ils véhiculent (je me répète volontiers), nous devons toujours essayer d'analyser leurs cohérences avec le moment vécu. Sont-ils des ressentis liés au passé et qui trouvent-là un terrain favorable pour émerger à nouveau ? Sont-ils des ressentis qui sont adaptés au moment vécu, au présent.
Notre cerveau à cette capacité, de faire ressurgir des émotions, qui lui semblent être en cohérence avec une situation déjà vécue et qui lui rappelle la présente que vous seriez en train de vivre.
Il est un formidable outil, qui nous permet de vivre tout simplement, aussi bien sur le plan physique que mental. C'est une très belle machine, qui a pourtant ses faiblesses, dont celle d'analyser trop vite, de mettre parfois trop vite, des émotions du passé, en lien avec des moments vécus du présent, qui lui semble les mêmes, mais qui ne se ressemblant pas à 100 %.
Cette "réactivité" du cerveau, fait que parfois, des peurs ou des émotions, trop importantes se font jour, dans des situations qui ne le méritent pas.
Il est, à ce stade, facile de comprendre, que parfois, ce que notre cerveau nous fais ressentir, n'est pas adapté, il nous trompe, sans en avoir l'intention, par le degré de rapidité qu'il met dans l'analyse.
Nous devons être vigilants à cela, et toujours se poser cette question :
" Ce ressenti, est-il adapté à la situation vécue ? "
Pour finir, je vous propose une citation (dont le nom de l'hauteur me reviendra certainement) :
" Je ne comprends pas ce que je vois, mais je sais ce que cela m'évoque. "
Merci de m'avoir lu.
Marc Burkel
APsyO Coaching
06.72.40.95.07
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